
Burn-out et épuisement professionnel : psychothérapie à Saint-Chaptes
Vous vous sentez épuisé par votre travail ? OU vous avez de plus en plus de mal à vous concentrer, à récupérer ou simplement à retourner travailler ? Vous continuez malgré la fatigue, mais vous sentez que vous atteignez vos limites ?
Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, ne correspond pas à une simple période de fatigue. Il apparaît dans un contexte de stress professionnel chronique et peut profondément modifier le rapport au travail.
Je suis psychothérapeute à Saint-Chaptes, dans le Gard. J’accompagne les personnes confrontées au burn-out, à l’épuisement professionnel et à la souffrance au travail.
En tant que salariée, j’ai également été élue CSE. Je me suis spécialisée dans les questions de santé au travail, de harcèlement, de discrimination et de bien-être au travail.
Cette expérience me permet de connaître les réalités du monde professionnel et le fonctionnement des relations de travail. Cependant, mon rôle en consultation reste celui de psychothérapeute : vous accompagner sur les conséquences psychologiques de ce que vous traversez et vous aider à comprendre ce qui vous a conduit à cette situation.
Qu’est-ce que le burn-out ?

Le burn-out désigne un syndrome lié au travail.
Il apparaît dans un contexte de stress professionnel chronique qui n’a pas pu être suffisamment régulé.
L’Organisation mondiale de la Santé décrit notamment trois dimensions : l’épuisement, une prise de distance croissante vis-à-vis du travail et une diminution du sentiment d’efficacité professionnelle.
Le burn-out concerne donc spécifiquement le contexte professionnel.
Par ailleurs, il ne constitue pas, en lui-même, une maladie classée comme telle dans la CIM-11. C’est pourquoi une évaluation clinique reste importante.
En effet, certains symptômes peuvent aussi se retrouver dans un trouble anxieux, un épisode dépressif, un trouble de l’adaptation ou un état de stress post-traumatique.
Quels sont les signes d’un épuisement professionnel ?

Le burn-out ne se manifeste pas de la même manière chez tout le monde.
Les premiers signes peuvent également sembler banals. C’est parfois leur accumulation qui doit alerter.
Vous pouvez notamment constater :
- une fatigue persistante ;
- des difficultés à récupérer ;
- des troubles du sommeil ;
- une irritabilité inhabituelle ;
- des difficultés de concentration ;
- des oublis ;
- une impression de fonctionner au ralenti ;
- une perte de motivation ;
- une diminution du sentiment d’efficacité ;
- une appréhension avant d’aller travailler ;
- une prise de distance ou un détachement vis-à-vis du travail ;
- une perte de confiance en vos capacités ;
- des tensions corporelles ;
- un sentiment de ne plus pouvoir faire face.
Attention, cette liste n’est pas exhaustive et elle ne constitue pas un diagnostic. Certaines personnes continuent pourtant à travailler longtemps malgré ces signes.
Elles pensent devoir tenir encore quelques semaines. Elles travaillent davantage pour compenser leurs difficultés. Pourtant, cet effort supplémentaire peut accentuer l’épuisement.
Burn-out : ce n’est pas seulement une question de fragilité individuelle
Lorsqu’une personne s’effondre professionnellement, elle se demande souvent :
« Pourquoi est-ce que je n’ai pas réussi à tenir ? »
Cette question peut renforcer la culpabilité.
Or le burn-out ne peut pas être compris uniquement à partir de la personnalité du salarié.
Les conditions de travail comptent également.
Parmi les facteurs professionnels qui peuvent participer à l’épuisement, on retrouve notamment :
- une surcharge de travail ;
- une pression temporelle importante ;
- un manque d’autonomie ;
- un manque de soutien ;
- un manque de reconnaissance ;
- un sentiment d’iniquité ;
- une insécurité professionnelle ;
- des conflits de valeurs ;
- des objectifs contradictoires ;
- une organisation du travail dégradée ;
- des relations professionnelles difficiles.
Plusieurs facteurs peuvent se cumuler.
Ainsi, la psychothérapie ne doit pas conduire à expliquer systématiquement la souffrance professionnelle par les seules caractéristiques personnelles du patient.
Mon expérience des questions de santé au travail
Avant mon activité de psychothérapeute, j’ai été élue au Comité social et économique (CSE).
J’ai travaillé sur les questions de santé au travail, de harcèlement, de discrimination et de bien-être au travail.
Cette expérience constitue aujourd’hui un apport particulier dans ma pratique clinique.
Je connais notamment les problématiques de surcharge, les conflits professionnels, les difficultés managériales et les situations dans lesquelles le salarié ne parvient plus à savoir ce qui relève de lui, de son poste ou de l’organisation.
Cette connaissance du monde du travail permet d’entendre votre situation dans son contexte.
Cependant, une consultation de psychothérapie n’est pas une expertise juridique ni une enquête CSE.
Je ne détermine donc pas juridiquement si une situation constitue un harcèlement ou une discrimination.
Lorsque votre situation nécessite une démarche juridique, syndicale ou institutionnelle, d’autres interlocuteurs peuvent intervenir en complément.
Burn-out, harcèlement et souffrance au travail
Toutes les situations de burn-out ne sont pas liées à du harcèlement.
De même, toute situation professionnelle conflictuelle ne constitue pas juridiquement un harcèlement.
Cependant, certaines personnes consultent après une longue période de tensions, d’humiliations, de mise à l’écart, de conflits ou de dégradation de leurs conditions de travail.
Dans ces situations, il est important de distinguer plusieurs niveaux.
D’une part, il y a ce que vous avez vécu et les conséquences psychologiques que cette situation a produites.
D’autre part, il existe une éventuelle qualification juridique des faits.
En psychothérapie, nous travaillons principalement sur le premier niveau.
Je peux vous aider à mettre des mots sur ce que vous avez vécu, à identifier ses conséquences et à retrouver progressivement des repères. En revanche, je ne remplace ni un avocat, ni une organisation syndicale, ni les institutions compétentes.
Pourquoi consulter un psychothérapeute pour un burn-out ?
Lors d’un épuisement professionnel, se reposer est souvent indispensable.
Cependant, le repos ne répond pas toujours à toutes les questions.
- Comment en êtes-vous arrivé là ?
- Qu’avez-vous supporté pendant des mois, parfois des années ?
- Pourquoi avez-vous continué malgré les signes d’épuisement ?
- Quelles limites étaient difficiles à poser ?
- Quelle place le travail occupait-il dans votre vie ?
- Qu’est-ce qui dépendait de vous et qu’est-ce qui relevait de l’organisation du travail ?
La psychothérapie permet de travailler ces questions sans réduire le burn-out à une cause unique.
L’objectif n’est pas de vous apprendre à supporter davantage une organisation de travail qui vous fait souffrir.
Il consiste à comprendre ce qui s’est passé, favoriser votre rétablissement et réduire le risque de reproduire les mêmes mécanismes.
Les différentes étapes de l’accompagnement psychothérapeutique
Le travail évolue en fonction de votre état et de votre situation.
Une personne qui vient de s’effondrer n’a pas les mêmes besoins qu’une personne qui prépare son retour au travail.
1. Sortir de l’urgence et retrouver des repères
Au début, certaines personnes arrivent complètement épuisées.
Elles ont du mal à réfléchir, à prendre des décisions ou à imaginer la suite.
Dans cette période, l’objectif n’est pas nécessairement d’analyser immédiatement toute votre histoire professionnelle.
Il faut d’abord pouvoir comprendre ce qui vous arrive.
Nous pouvons travailler sur l’anxiété, la culpabilité, le sommeil, les ruminations et la difficulté à s’arrêter.
Progressivement, vous pouvez retrouver des repères.
2. Comprendre ce qui a conduit à l’épuisement
Lorsque votre état le permet, nous pouvons reprendre l’histoire de la situation professionnelle.
Nous cherchons alors à comprendre les différents facteurs qui ont participé à l’épuisement.
Il peut s’agir de l’organisation du travail, de la charge, du management, des relations professionnelles ou d’un conflit de valeurs.
Par ailleurs, certains mécanismes personnels peuvent avoir joué un rôle.
Par exemple, il peut être difficile de dire non, de demander de l’aide ou d’accepter de ne pas tout faire parfaitement.
Cependant, travailler sur ces mécanismes ne signifie pas rendre le patient responsable de son burn-out.
Les facteurs individuels et les facteurs professionnels doivent rester clairement distingués.
3. Travailler la culpabilité et la perte de confiance
Le burn-out peut profondément atteindre l’image que la personne a d’elle-même.
- « Je n’y arrive plus. »
- « Avant, j’étais capable de tout gérer. »
- « Pourquoi les autres tiennent-ils et pas moi ? »
Ces pensées peuvent renforcer la souffrance. Pourtant, l’épuisement ne signifie pas que vos compétences ont disparu. La psychothérapie peut alors aider à distinguer votre état actuel de votre valeur personnelle ou professionnelle.
Ce travail devient particulièrement important avant une reprise d’activité.
4. Retrouver des limites
Après un burn-out, reprendre exactement le même fonctionnement peut exposer à de nouvelles difficultés.
Le travail thérapeutique peut donc porter sur les limites.
- Comment repérer plus tôt que la charge devient excessive ?
- Comment dire non ?
- Comment réagir face à des demandes contradictoires ?
- Comment demander de l’aide ?
- Comment différencier engagement professionnel et surinvestissement ?
Ces questions permettent de préparer la suite sans faire reposer toute la prévention sur le salarié.
L’organisation du travail doit également être prise en compte.
5. Préparer le retour au travail
La reprise constitue souvent une étape sensible.
Certaines personnes souhaitent reprendre très rapidement. D’autres ressentent une forte anxiété à l’idée de retourner dans l’entreprise.
La préparation psychothérapeutique peut porter sur les peurs, les limites et les conditions psychologiques nécessaires à la reprise.
Cependant, la décision médicale concernant l’arrêt de travail et la reprise ne relève pas du psychothérapeute.
Le médecin traitant et le médecin du travail occupent ici une place essentielle.
Une visite de pré-reprise peut notamment permettre d’anticiper certaines difficultés et d’envisager, lorsque cela est nécessaire, des adaptations professionnelles.
Burn-out ou dépression : comment faire la différence ?
Le burn-out et la dépression peuvent partager certains symptômes.
La fatigue, les troubles du sommeil, la perte d’intérêt ou les difficultés de concentration peuvent notamment se retrouver dans différentes situations cliniques.
Cependant, le burn-out est spécifiquement lié au contexte professionnel.
La dépression peut toucher beaucoup plus largement l’ensemble de la vie.
Les deux situations peuvent également coexister.
C’est pourquoi il est important de ne pas réaliser soi-même un diagnostic uniquement à partir d’une liste de symptômes trouvée sur internet.
Lorsque la situation le nécessite, une évaluation médicale ou psychiatrique est importante.
Burn-out, anxiété et traumatisme
Certaines situations professionnelles peuvent également avoir une dimension traumatique.
Cela peut notamment être le cas après des violences, des menaces, une agression ou certains événements particulièrement éprouvants.
D’autres personnes développent surtout une anxiété importante.
Elles peuvent ressentir une boule au ventre en pensant au travail, paniquer lorsqu’elles reçoivent un message professionnel ou rester en état d’alerte.
Dans ces situations, le travail psychothérapeutique doit tenir compte de la nature des symptômes.
Le burn-out, l’anxiété et le traumatisme sont des problématiques différentes, même si elles peuvent parfois se rencontrer chez une même personne.
Quelle place pour l’hypnose dans l’accompagnement du burn-out ?
L’hypnose n’est pas un traitement du burn-out à elle seule.
Cependant, je peux l’intégrer à la psychothérapie lorsque cela paraît pertinent.
Elle peut notamment être utilisée pour travailler sur :
- le relâchement ;
- certaines manifestations anxieuses ;
- les ruminations ;
- les sensations corporelles de tension ;
- le sentiment de sécurité ;
- certaines ressources personnelles ;
- la préparation à une situation professionnelle anxiogène.
Je peux également transmettre des exercices d’autohypnose.
L’objectif est alors de développer des ressources que vous pourrez utiliser de manière autonome.
Cependant, l’hypnose ne doit pas servir à vous rendre plus performant afin de continuer à supporter une situation professionnelle délétère.
Le contexte de travail doit lui aussi être interrogé.
Le médecin traitant et le médecin du travail : des interlocuteurs importants
La prise en charge d’un burn-out peut nécessiter plusieurs professionnels.
Le médecin traitant peut notamment évaluer votre état de santé, rechercher d’autres troubles et décider, lorsqu’il l’estime nécessaire, d’un arrêt de travail ou d’un traitement.
Le médecin du travail possède, quant à lui, une connaissance spécifique des conditions de travail.
Il peut intervenir dans la préparation de la reprise et dans les questions d’adaptation du poste.
La psychothérapie intervient donc dans un accompagnement qui peut être pluridisciplinaire.
Je peux vous encourager à consulter ces professionnels lorsque votre situation le nécessite.
Quand consulter rapidement ?
Un épuisement professionnel peut parfois s’accompagner d’une détresse psychologique importante.
Si vous ressentez des idées suicidaires, une perte de contrôle importante ou si vous craignez de vous mettre en danger, une consultation programmée en cabinet ne constitue pas une réponse d’urgence.
Dans cette situation, contactez rapidement un médecin ou un service d’urgence.
Comment se déroule la première consultation pour un burn-out ?
La première séance permet de comprendre votre situation.
Nous pouvons notamment aborder :
- votre activité professionnelle ;
- l’évolution de votre charge de travail ;
- votre organisation ;
- les relations avec vos collègues ou votre hiérarchie ;
- les événements qui ont précédé l’épuisement ;
- les premiers signes que vous avez remarqués ;
- votre sommeil ;
- votre niveau d’anxiété ;
- votre état émotionnel ;
- votre situation actuelle ;
- un éventuel arrêt de travail ;
- vos craintes concernant la suite ;
- vos attentes concernant la psychothérapie.
Nous cherchons également à distinguer ce qui relève de votre fonctionnement personnel et ce qui appartient au contexte professionnel.
Cette distinction constitue une partie importante du travail.
Psychothérapeute spécialisée dans l’accompagnement du burn-out dans le Gard
Je suis Sophie Gramond-Rault, psychothérapeute à Saint-Chaptes, dans le Gard.
L’accompagnement du burn-out, de l’épuisement professionnel et de la souffrance au travail constitue l’un des axes spécifiques de ma pratique, avec l’accompagnement des traumatismes.
Mon expérience antérieure d’élue CSE spécialisée dans les questions de santé au travail, de harcèlement, de discrimination et de bien-être au travail complète mon expérience clinique de psychothérapeute.
Elle me permet d’aborder la souffrance professionnelle en tenant compte à la fois de la personne, de son histoire et de la réalité de son environnement professionnel.
Je reçois au cabinet de Saint-Chaptes (30190), notamment des personnes venant des secteurs de La Calmette, Uzès, Nîmes et Alès.
Consultation individuelle : 60 €
La prise de rendez-vous s’effectue directement sur Doctolib.
Questions fréquentes sur le burn-out
Quels sont les premiers signes d’un burn-out ?
Une fatigue persistante, des troubles du sommeil, une irritabilité, des difficultés de concentration ou une modification du rapport au travail peuvent constituer des signes d’alerte. Cependant, ces manifestations ne sont pas spécifiques au burn-out. Une évaluation de la situation reste donc nécessaire.
Un psychothérapeute peut-il m’arrêter pour burn-out ?
Non. La prescription d’un arrêt de travail relève d’un médecin. La psychothérapie peut intervenir en complément du suivi médical.
Faut-il attendre d’être en arrêt pour consulter ?
Non. Vous pouvez consulter dès que vous sentez que votre travail affecte durablement votre équilibre psychologique. Consulter précocement peut permettre de comprendre la situation avant qu’elle ne s’aggrave.
La psychothérapie peut-elle aider avant une reprise du travail ?
Elle peut permettre de travailler sur les craintes liées à la reprise, les limites et les mécanismes qui ont participé à l’épuisement. Cependant, les aspects médicaux et les éventuels aménagements professionnels doivent être travaillés avec les professionnels compétents, notamment le médecin du travail.
Burn-out et harcèlement sont-ils la même chose ?
Non. Un burn-out peut apparaître sans harcèlement et une personne peut subir un harcèlement sans présenter de burn-out. Par ailleurs, la qualification juridique du harcèlement répond à des critères précis. La psychothérapie travaille principalement sur votre vécu et ses conséquences psychologiques.
