Thérapie de couple à Saint-Chaptes, près d’Uzès

Pourquoi faire une thérapie de couple ?Un couple peut traverser des périodes de tension sans que cela signifie nécessairement que la relation est condamnée. Mais il arrive que les mêmes disputes se répètent, que chacun ait le sentiment de ne plus être entendu, que la communication devienne difficile ou que la confiance ait été profondément atteinte.
Parfois, le conflit est permanent.
Parfois, au contraire, il n’y a presque plus de conflit parce que les partenaires ne se parlent plus vraiment.
La thérapie de couple offre un espace pour comprendre ce qui se joue dans la relation, entendre la position de chacun et travailler sur les interactions qui entretiennent les difficultés.
Elle n’a pas pour objectif de déterminer lequel des deux partenaires a raison.
Elle n’a pas non plus pour fonction de maintenir un couple ensemble à tout prix.
Quand consulter en thérapie de couple ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre une crise majeure.
Certains couples consultent parce qu’ils traversent une difficulté récente. D’autres arrivent après plusieurs années de conflits ou d’éloignement.
Une consultation peut notamment être envisagée lorsque vous êtes confrontés à :
- des disputes qui se répètent autour des mêmes sujets ;
- une communication devenue difficile ;
- un sentiment de ne plus être compris ou entendu ;
- un éloignement affectif ;
- une perte d’intimité ;
- une infidélité ou une rupture de confiance ;
- de la jalousie ;
- des désaccords concernant les enfants ou l’éducation ;
- des difficultés liées à la famille ou à la belle-famille ;
- une différence importante dans les attentes de chacun ;
- une période de transition : naissance, départ des enfants, retraite, déménagement, maladie ;
- des difficultés sexuelles ayant également une dimension relationnelle ;
- une interrogation sur l’avenir du couple ;
- une séparation envisagée ou déjà décidée.
Il n’existe donc pas un « bon niveau de gravité » à atteindre avant de consulter.
La question est plutôt de savoir si ce qui se passe entre vous provoque suffisamment de souffrance, d’incompréhension ou d’impasse pour qu’un espace extérieur puisse devenir utile.
« Nous nous aimons mais nous n’arrivons plus à nous parler »
C’est une situation fréquente. Une discussion commence parfois sur un événement relativement banal et se transforme rapidement en conflit. L’un reproche. L’autre se défend. Le premier se sent encore moins entendu et insiste. Le second se sent attaqué et se ferme davantage.
La discussion porte apparemment sur les tâches ménagères, l’argent, les enfants, le téléphone ou les horaires. Mais ce qui est éprouvé peut être beaucoup plus profond :
- « Je ne compte pas pour toi. »
- « Quoi que je fasse, ce n’est jamais assez. »
- « Tu ne m’écoutes jamais. »
- « Tu cherches toujours à me contrôler. »
- « Je suis seul(e) dans cette relation. »
Avec le temps, chacun finit parfois par anticiper la réaction de l’autre.
Le problème n’est alors plus seulement ce qui déclenche le conflit, mais la manière dont chacun réagit à la réaction de l’autre.
En thérapie de couple, je m’intéresse aussi à ce qui se passe entre vous

Une psychothérapie individuelle s’intéresse principalement à la personne qui consulte. En thérapie de couple, une dimension supplémentaire apparaît : la relation. Il ne s’agit pas de considérer que chacun est responsable de tout à parts égales. Il s’agit d’observer comment certaines interactions se construisent et se répètent. Par exemple :
- plus l’un réclame une discussion, plus l’autre se retire ;
- plus l’autre se retire, plus le premier insiste ;
- plus le premier insiste, plus le second éprouve le besoin de s’éloigner.
Chacun finit par percevoir son propre comportement comme une réaction légitime au comportement de l’autre. Le travail thérapeutique consiste notamment à rendre ces mécanismes plus visibles afin que d’autres manières d’interagir puissent progressivement devenir possibles.
Le thérapeute de couple prend-il parti ?
Mon rôle n’est pas d’être arbitre.
Je ne suis pas là pour désigner :
- le coupable,
- la victime de chaque dispute,
- celui qui communique correctement,
- ou celui qui devrait changer.
Cela ne signifie pas non plus que toutes les conduites seraient équivalentes ou devraient être neutralisées.
Le cadre thérapeutique permet à chacun de parler et d’être entendu, mais il implique également des limites. Humiliations, menaces ou comportements violents ne peuvent pas simplement être considérés comme deux manières différentes de communiquer.
L’objectif est de comprendre la relation sans transformer la séance en tribunal du couple.
La thérapie de couple permet-elle d’apprendre à mieux communiquer ?

La communication est souvent une partie du travail, mais réduire les difficultés conjugales à de « mauvaises techniques de communication » serait trop simple. Deux personnes peuvent parfaitement savoir qu’il faudrait parler calmement et ne plus parvenir à le faire lorsqu’elles sont prises dans une interaction émotionnellement chargée.
Nous pouvons donc travailler sur :
- la manière de parler à l’autre ;
- la capacité à écouter sans préparer immédiatement sa défense ;
- les interprétations ;
- les attentes implicites ;
- les reproches récurrents ;
- les réactions émotionnelles ;
- les besoins de chacun ;
- les blessures anciennes réactivées dans la relation ;
- les places occupées par chacun dans le couple ;
- les répétitions relationnelles.
Il ne s’agit pas seulement d’apprendre des « phrases correctes ». Il s’agit de comprendre pourquoi, avec cette personne précisément, certaines situations produisent toujours les mêmes réactions.
Et après une infidélité ?
Une infidélité peut provoquer une rupture profonde de la confiance. Le partenaire qui la découvre peut chercher à comprendre ce qui s’est passé, poser de nombreuses questions, éprouver colère, tristesse, anxiété ou besoin de vérifier. L’autre peut ressentir culpabilité, honte, colère ou épuisement face aux questions répétées. Il n’existe pas une manière unique de traverser cette situation.
La thérapie de couple peut offrir un espace pour travailler sur ce qui s’est produit et sur ses conséquences. Elle ne garantit pas que la confiance sera restaurée. Elle ne suppose pas non plus que le couple doive nécessairement rester ensemble. La question peut progressivement devenir :
« Que souhaitons-nous faire de notre relation à partir de maintenant ? »
Peut-on consulter si l’un veut rester et l’autre partir ?
Oui.
La thérapie de couple n’est pas uniquement destinée aux couples qui ont déjà décidé de poursuivre leur relation. Il arrive que les partenaires arrivent avec des positions différentes.
- L’un veut sauver le couple.
- L’autre ne sait plus.
- Parfois, les deux hésitent.
La première étape peut alors être de clarifier ce que chacun souhaite réellement.
Cette distinction est importante en thérapie de couple : l’objectif peut être d’améliorer la relation, mais il peut aussi être, dans certaines situations, de clarifier l’engagement de chacun dans cette relation. Cette clarification des objectifs dès le début de l’accompagnement est d’ailleurs recommandée dans la littérature clinique sur les thérapies de couple.
Une thérapie de couple sert-elle forcément à éviter une séparation ?

Non.
Je ne considère pas qu’une thérapie est réussie uniquement lorsque le couple reste ensemble. Parfois, le travail permet de retrouver une relation plus satisfaisante. Parfois, il permet de comprendre ce qui s’est détérioré et de reconstruire progressivement le lien. Dans d’autres situations, il aide les partenaires à comprendre qu’ils ne souhaitent plus poursuivre leur relation. Lorsque la séparation est décidée, certaines séances peuvent éventuellement permettre de réfléchir à la manière de la traverser, particulièrement lorsque le couple reste lié par la parentalité.
La décision de rester ensemble ou de se séparer appartient au couple, pas au thérapeute.
Comment se déroule la première consultation ?
La première consultation dure une heure. Je reçois le couple ensemble. Cette première rencontre permet de comprendre :
- ce qui vous conduit à consulter maintenant ;
- la manière dont chacun perçoit la difficulté ;
- depuis quand la situation s’est dégradée ;
- ce que vous avez déjà essayé ;
- les événements importants de l’histoire du couple ;
- ce qui continue malgré tout à fonctionner ;
- et ce que chacun attend de la thérapie.
Je m’intéresse également à la manière dont vous interagissez pendant la séance.
Il ne s’agit pas seulement de recueillir l’histoire du couple : ce qui se passe entre vous lorsque vous racontez cette histoire apporte également des informations importantes.
Faut-il rencontrer chaque partenaire séparément ?
Je privilégie un cadre de couple, puisque c’est la relation qui constitue l’objet de la thérapie.
Des entretiens individuels ponctuels peuvent néanmoins être proposés lorsqu’ils ont une indication clinique précise. Ils ne constituent pas automatiquement une étape obligatoire de toute thérapie de couple. Si un entretien individuel est proposé, son objectif et les règles de confidentialité doivent être clairement posés.
Que se passe-t-il lorsqu’il y a des enfants ?
Devenir parents modifie profondément l’équilibre d’un couple.
Fatigue, charge mentale, désaccords éducatifs, répartition des responsabilités ou diminution du temps passé ensemble peuvent progressivement transformer la relation.
En thérapie, nous pouvons distinguer deux dimensions :
le couple conjugal et le couple parental.
Même lorsque la relation conjugale traverse une crise, les partenaires peuvent avoir besoin de continuer à fonctionner ensemble comme parents.
Et lorsqu’une séparation est envisagée, cette distinction devient particulièrement importante.
Peut-on parler de sexualité en thérapie de couple ?
Oui, lorsque cette question fait partie des difficultés du couple et que les partenaires souhaitent l’aborder.
La sexualité peut être affectée par de nombreux facteurs : conflits, fatigue, ressentiment, maladie, événements de vie, image corporelle, différences de désir ou difficultés personnelles. Ces questions peuvent être abordées sans jugement. Certaines difficultés nécessitent néanmoins une évaluation médicale ou l’intervention d’un professionnel spécifiquement formé en sexologie.
La thérapie de couple ne remplace pas cette prise en charge lorsqu’elle est indiquée.
Combien de séances faut-il ?
Je ne fixe pas à l’avance un nombre standard de consultations.
La durée dépend notamment :
- de l’ancienneté des difficultés ;
- de leur intensité ;
- de la situation actuelle du couple ;
- des objectifs ;
- de l’engagement de chacun dans le travail ;
- et de l’évolution observée au cours des séances.
Les recherches montrent globalement que les thérapies de couple peuvent améliorer la satisfaction relationnelle, la communication et l’intimité, mais les résultats varient selon les couples, les contextes et les modalités thérapeutiques. Aucun résultat individuel ne peut donc être garanti. PubMed
Thérapie de couple à Saint-Chaptes dans le Gard
Psychothérapeute, je reçois les couples dans mon cabinet à Saint-Chaptes, à proximité notamment d’Uzès, La Calmette, Saint-Geniès-de-Malgoirès, Brignon et Saint-Mamert-du-Gard.
La première consultation permet d’entendre la manière dont chacun comprend la situation, d’identifier ce qui conduit le couple à consulter et de commencer à définir ensemble les objectifs du travail.
Vous n’avez pas besoin d’être d’accord sur tout avant de venir. Le désaccord fait souvent précisément partie de ce qui conduit un couple à consulter.
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Cette page présente des informations générales sur la thérapie de couple et ne permet pas de déterminer à elle seule si ce type d’accompagnement est adapté à une situation particulière. En présence de violences conjugales, de menaces ou d’un danger immédiat, la sécurité et l’orientation vers des dispositifs spécialisés doivent être prioritaires.
