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Hypnose

Hypnose thérapeutique à Saint Chaptes / Gard

Hypnose thérapeutique

L’Hypnose Thérapeutique : Une Clé Pour le Changement

Hypnose thérapeutique : quelle place dans une psychothérapie ?

L’hypnose intrigue souvent. Certaines personnes imaginent qu’il faut « lâcher prise », perdre le contrôle ou entrer dans un état de sommeil profond pour qu’elle fonctionne.

D’autres viennent avec une attente très différente :

  • « Je voudrais que vous agissiez directement sur mon inconscient. »
  • « Je veux arrêter de penser. »
  • « Je veux oublier ce qui m’est arrivé. »
  • « Je voudrais être reprogrammé. »

Ces représentations ne correspondent pas à la manière dont je pratique l’hypnose.

Je suis psychothérapeute et maître praticienne certifiée en hypnose ericksonienne. Dans ma pratique, l’hypnose n’est pas une méthode qui permettrait de prendre le contrôle de quelqu’un ou de reprogrammer son cerveau. C’est un outil thérapeutique que je peux intégrer à une psychothérapie lorsqu’il paraît adapté à la personne, à sa demande et à la problématique rencontrée.

Et dans la pratique : je travaille à rendre le contrôle sur le symptôme.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

Il n’existe pas une seule définition permettant de rendre compte de l’ensemble des phénomènes hypnotiques.

L’hypnose peut notamment être décrite comme une expérience particulière au cours de laquelle l’attention, les perceptions, les sensations et l’imagination peuvent être mobilisées différemment.

L’attention peut par exemple devenir très focalisée sur une sensation, une image ou une expérience intérieure tandis que d’autres éléments de l’environnement deviennent momentanément moins importants.

Des suggestions peuvent également être proposées afin d’explorer différentes manières de ressentir ou de se représenter une expérience.

Les mécanismes impliqués dans l’hypnose continuent à faire l’objet de recherches.

Est-on endormi sous hypnose ?

Hypnose à Saint Chaptes

Non.

Le mot « hypnose » entretient historiquement une proximité avec l’idée de sommeil, mais une séance d’hypnose thérapeutique ne consiste pas à endormir le patient. La personne reste généralement capable d’entendre ce qui est dit, de réfléchir, de parler, de bouger et d’interrompre l’expérience.

  • Certaines personnes ressentent une détente importante.
  • D’autres restent très attentives.
  • Certaines éprouvent des sensations inhabituelles.
  • D’autres ont simplement l’impression d’être particulièrement concentrées.
  • Il peut y avoir des manifestations corporelles, telles que les mains, les bras ou la tête qui bougent. Les paupières qui restent « collées » par exemple.

Il n’existe pas une sensation unique mais des manifestations différentes permettant de dire « voilà, maintenant je suis hypnotisé ».

Perd-on le contrôle sous hypnose ?

C’est l’une des inquiétudes les plus fréquentes.

L’hypnose thérapeutique n’est pas une prise de contrôle du patient par le thérapeute. La personne reste engagée dans l’expérience et peut refuser une proposition, parler, ouvrir les yeux ou interrompre l’exercice.

Le thérapeute n’acquiert pas un pouvoir particulier lui permettant de contraindre une personne à agir contre sa volonté.

Cette distinction est importante car l’hypnose de spectacle a largement contribué à entretenir une représentation très différente de l’hypnose utilisée dans un cadre thérapeutique.

Faut-il « lâcher prise » pour être hypnotisé ?

Thérapie brève
Hypnose thérapeutique

Non.

Certaines personnes viennent en consultation en disant : « Je suis trop dans le contrôle, l’hypnose ne fonctionnera jamais sur moi. »

Cette crainte n’empêche pas nécessairement le travail.

Je ne demande pas à une personne de renoncer brutalement à tout contrôle. Chez certains patients particulièrement vigilants ou anxieux, il est même préférable de respecter ce besoin de contrôle plutôt que de chercher à le combattre.

L’expérience peut être construite progressivement.

Il est possible d’utiliser l’attention, les sensations corporelles, la respiration, l’imagination ou encore des réponses idéomotrices sans demander à la personne de « se laisser complètement aller ».

Quelle différence entre hypnose et psychothérapie ?

Ce ne sont pas deux choses nécessairement opposées.

La psychothérapie constitue le cadre de l’accompagnement.

Une séance peut commencer par un échange permettant de comprendre ce qui s’est passé depuis la consultation précédente. Nous pouvons ensuite décider d’utiliser l’hypnose pour travailler un objectif particulier.

L’hypnose peut être l’un des outils utilisés dans ce cadre.

La séance suivante peut ne comporter aucune hypnose et être principalement consacrée à la parole.

Je ne considère donc pas qu’une personne qui consulte doive nécessairement choisir entre :

« parler »

et

« faire de l’hypnose ».

Les deux peuvent s’articuler lorsqu’il existe une indication à le faire.

Comment se déroule une séance ?

Je commence par comprendre votre demande.

  • Qu’est-ce qui vous amène ?
  • Depuis quand la difficulté existe-t-elle ?
  • Dans quelles circonstances apparaît-elle ?
  • Quel retentissement a-t-elle sur votre vie ?
  • Avez-vous déjà consulté ou reçu un traitement ?
  • Que souhaiteriez-vous voir changer ?

Cette première étape est importante.

Je ne propose pas une séance d’hypnose simplement parce qu’une personne me demande « de l’hypnotiser ».

L’objectif doit d’abord être compris et replacé dans son contexte.

Lorsque l’hypnose paraît pertinente, nous pouvons ensuite déterminer ensemble ce que nous allons travailler.

À quoi ressemble concrètement une séance d’hypnose ?

Il n’existe pas une seule manière de pratiquer.

Je peux notamment utiliser :

  • la focalisation de l’attention ;
  • la respiration ;
  • les sensations corporelles ;
  • l’imagination ;
  • des métaphores ;
  • des souvenirs ressources ;
  • des modifications de certaines représentations ;
  • des phénomènes idéomoteurs ;
  • certains mouvements involontaires ou semi-automatiques ;
  • des exercices d’autohypnose.

Je peux par exemple demander à une personne de porter son attention sur une sensation dans une main, sur sa respiration ou sur un point particulier de son environnement.

Chez une autre personne, nous utiliserons davantage une représentation imaginaire.

Chez un enfant, une histoire, un dessin ou un jeu peuvent servir de support.

La technique n’est pas l’objectif de la séance.

Elle constitue un moyen de travailler ce qui a été défini ensemble.

À quoi l’hypnose peut-elle servir dans ma pratique ?

La réponse nécessite de distinguer deux choses.

D’une part, certaines utilisations de l’hypnose ont fait l’objet de recherches scientifiques.

D’autre part, le niveau de preuve n’est pas identique pour toutes les indications.

Dans ma pratique psychothérapeutique, je peux notamment envisager son utilisation autour de certains objectifs tels que :

  • travailler sur l’anxiété et certaines réactions corporelles associées ;
  • favoriser l’apaisement ;
  • travailler sur certaines peurs ;
  • préparer une situation appréhendée ;
  • mobiliser l’imagination et les ressources de la personne ;
  • travailler sur certaines sensations douloureuses en complément d’une prise en charge médicale ;
  • accompagner certaines difficultés de sommeil ;
  • apprendre des exercices d’autohypnose.

Son utilisation dépend toujours de la situation.

Hypnose et anxiété

L’anxiété comporte souvent une dimension cognitive mais également corporelle.

Une personne peut savoir rationnellement qu’une situation n’est pas dangereuse tout en ressentant :

  • une accélération cardiaque ;
  • des tensions musculaires ;
  • une oppression ;
  • une agitation ;
  • une sensation de boule dans la gorge ou dans le ventre ;
  • une impression de perdre le contrôle.

L’hypnose peut alors être utilisée comme l’un des outils permettant de travailler sur l’attention, les sensations, les représentations ou certaines anticipations anxieuses.

Elle ne consiste pas à « supprimer l’anxiété de l’inconscient ».

Le travail vise plutôt à permettre à la personne d’expérimenter d’autres manières de réagir et de développer progressivement davantage de possibilités face à ce qu’elle ressent.

L’hypnose fonctionne-t-elle pour tout le monde ?

oui.

La manière de répondre à l’hypnose varie d’une personne à l’autre.

La profondeur apparente de l’expérience n’est d’ailleurs pas nécessairement le meilleur indicateur de l’utilité thérapeutique de la séance.

Une personne peut avoir l’impression d’être restée très consciente et avoir néanmoins trouvé l’exercice utile.

Inversement, une expérience hypnotique très intense ne garantit pas un changement thérapeutique.

Il est donc préférable d’évaluer l’évolution à partir de ce qui change réellement dans la vie de la personne plutôt qu’à partir de la seule impression d’avoir été « profondément hypnotisée ».

Combien de séances faut-il ?

Je ne propose pas de nombre standard de séances.

La durée dépend de la demande, de la problématique, de son ancienneté, de son retentissement, des éventuels troubles associés et de l’évolution du travail.

Une difficulté très circonscrite peut parfois nécessiter un accompagnement relativement bref.

Une problématique plus complexe peut nécessiter davantage de temps.

Je ne peux donc pas garantir qu’une difficulté sera résolue en une, trois ou cinq séances.

La durée de l’accompagnement est réévaluée au fil du travail.

L’autohypnose

L’autohypnose consiste à apprendre à utiliser soi-même certains processus travaillés en séance.

Selon les objectifs, il peut s’agir de focaliser son attention, mobiliser certaines sensations, utiliser une représentation ou retrouver un état particulier.

Je peux proposer des exercices à pratiquer entre les consultations lorsque cela présente un intérêt.

L’objectif est alors de favoriser l’autonomie : le patient peut progressivement disposer de certains outils sans avoir besoin de reproduire systématiquement une séance avec le thérapeute.

Quelles sont les limites de l’hypnose ?

L’hypnose ne remplace pas :

  • un diagnostic médical ;
  • un traitement médical nécessaire ;
  • une prise en charge psychiatrique lorsqu’elle est indiquée ;
  • une évaluation spécialisée d’un trouble du neurodéveloppement ;
  • une prise en charge addictologique lorsque celle-ci est nécessaire ;
  • les traitements psychothérapeutiques disposant d’indications spécifiques pour certains troubles.

Elle ne permet pas non plus de garantir un résultat.

Une difficulté psychologique importante mérite d’abord d’être comprise et évaluée.

C’est précisément l’intérêt d’intégrer l’hypnose dans un cadre psychothérapeutique, plutôt que de la considérer comme une technique isolée applicable de la même manière à tous.

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Cette page fournit des informations générales et ne remplace pas une évaluation médicale ou psychologique individuelle. L’hypnose peut être utilisée comme outil complémentaire dans certaines situations mais ne remplace pas un traitement médical ou psychiatrique lorsqu’il est indiqué. Tout symptôme physique nouveau, intense, inhabituel ou inexpliqué nécessite un avis médical.

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